Chose promise, chose due...
moilamain a écrit :Salut et bienvenue !
Avez-vous prévu de faire la planification de l'aménagement du lieu selon la méthode du design permaculturel ?
Oui, en même temps je n'ai encore qu'une vague notion de ladite méthode (çà commence à se préciser), je n'aime pas trop le mot design. En tout état de cause, nous planifions et planifierons en long et en large avant, pendant et après avoir lancé les "grandes manoeuvres". C'est essentiel, pour moi surtout qui ait besoin de réétudier une énième fois mon sujet avant de m'y mettre (rassurez-vous, ma moitié est là pour me bouger autant que je le suis pour tenter de la retenir de foncer tête baissée

).
Bref, j'ai vu ici ou là quelques conseils et aussi des débuts d'explication vidéos (avant de lire et de tester parce que du temps en ce moment, j'en consomme plus que j'en produit, si vous voyez ce que je veux dire...). Bref, si çà ne prends pas trop du votre, n'hésitez pas à me mâcher un peu le travail de recherche.
autrevie3 a écrit :La méthode?
la technique de patrick whitefield est une technique clef en mains,mais il y en a d'autre,le U fer à cheval,les cultures sur noues,sur buttes (lasagnes,renforcés,sur troncs pourissant),sur eau...
de mon point de vus,il est important de tenter de maintenir un espace ouvert pour que l'homme moderne puisse voir venir les gens arriver...en ces temps troublé,qui sait ce qui risque de nous arriver.
Entre Soral et la démosophie, c'est pas étonnant d'arriver à ce genre de commentaires...
Merci pour ces premières pistes. Je ne connais pas encore toutes ces techniques mais j'adhère aux discours (lu sur d'autres fils) lorsqu'ils se font un tant soit peu pragmatiques et emplis de bon sens (terrien ?) à savoir pas de solution miracle mais un ensemble d'outils techniques à maîtriser pour avoir une boite bien remplie et les ajuster à notre lieu de vie.
autrevie3 a écrit :il faut commencer (d'apres moi ) par placer les essences les plus hautes (cerisier greffé sur f12 ou merisier,poirier calleriana,chataigner,noyer,nashi,févier d'amérique,cèdres etc...) de façon à laisser de la place aux essences moins hautes les exigeante en lumière et chaleurs et ensuite placer les tolérante à l'ombre et pour finir le tapissantes pour éradiquer l'impacte des herbivores ou fouisseurs...
il faut connaitre les espacement minimum conseillé en conventionnelle pour chaque essences et adapter cette réalité sur le type de terrain que l'ont a,moins c'est profond et plus c'est sec,plus il faut espacer...
il est aussi pertinent de connaitre chaque type d'enracinement pour tenter d'associer les plus hétérogènes (exemple noyer noisettier)
il faut connaitre les pépinières les moins chers,les semenciers,et réseaux de greffeurs.
J'ouvrirai éventuellement un fil sur ce thème s'il n'existe pas déjà mais je m'interroge sur la pertinence de travailler avec des essences locales ou inversement de celle de travailler aussi avec d'autres... et dans les deux cas dans quelle mesure. Etant a priori plus intéressé par un travail sur les essences locales (cela vaut aussi pour les animaux).
Je m'interroge aussi sur les greffes, çà nous éloigne pas mal de la nature ce système, non ? Encore un fil intéressant à suivre...
J'ai lu sur une revue de
solagro que pour obtenir un effet coupe-vent les haies ne doivent pas dépasser une certaine épaisseur (de l'ordre de 10mètres de mémoire), ni être trop fines (moins de 2m) et les parcelles (champs ou vergers) ne pas faire plus de 150m (entre deux haies). Devons-nous aborder l'intégralité de notre domaine comme un "mini climax" (inutile de vous hérisser le poil si j'emploie ce terme à mauvais escient

) dans lequel nous devons définir des zones internes dédiées ou bien comme un domaine dans lequel nous définirions différentes zones dédiées dont un large bosquet allant de hautes à tapissantes ? (si je suis pas clair, je ferai un dessin) Des compléments d'info à ce sujet ?
autrevie3 a écrit :contre les chasseurs,la LPO vends des panneau qui explique que nul n'a le droit de chasser sur ses terres...etc..sinon mètres des épineux comme les berberis,ajoncs,houx,etc...
pour les abeilles il y a des sélections à fleur d'accacia,tilleul,pommiers etc tres recommandable,ont trouve de belles listes d'essences sylvicoles échelonnant leurs floraisons dans les livres de Permaculture de Mollison le 1 ou le 2 je sais plus,le deux il me semble)
Ouais, pas sûr que çà les dissuade. A ce jour ils n'ont jamais hésité à écraser le grillage, tailler dans les ronces et les fougères, nous assurer qu'ils ne viendraient plus et revenir de plus belle dès que nous ne montrons pas le bout de notre nez. Il n'y a eu que la leonberg pour les tenir en respect...mais elle a fait une belle (mais trop courte vie) et sa remplaçante n'est pas à la hauteur...
Enfin, à force de cumuler les obstacles, peut-être qu'il finiront par s'user... nous pas en tout cas : les nuisibles des uns, sont les auxiliaires des autres.
Je vais essayer de me procurer les livres de Mollison... En attendant, j'ai vu une belle liste d'beilles/plantes mellifères sur Wikipedia : Une bonne base de recherche ?
Kerblues a écrit :bonsoir nous vivons en Morbihan, notre projet est un peu similaire , nous avons amorçé la permaculture en janvier 2010 , sur un peu plus de 4000m2 avec petit verger existant, un beau noyer et 4 arbres assez remarquables et une petite chenaie , nous avons pausé les bases de la foret fruitière,
le potager est ensemencé de nombreuses plantes comestibles qui y vivent naturellement , c'est chouette car la biodiversité est de plus en plus présente
ça serait sympa de se rencontrer , si ça vous tente envoyer vos coordonnées.
( je suis a la recherche de graines ou boutures de brocolis vivace nine star, au cas ou?)
Demat, contact pris. Un décès ce week-end : Bambou, une belle et trop discrète Sacrée de Birmanie. Le son de son silence n'est pas le même... et toujours pas de nine star en vue.
autrevie3 a écrit :hdra,parfois baumaux en vend....sinon privaten samen archivs,parfois la fraternité ouvrière de Belgique (à Mouscron)
tu peux assayer ewiger khöl,red russian...le crambe maritime si terrain assez calcaire et silicieux.
certaines essences qui débourent tard comme le noyer passent presque avec chêne,surtout le noyer de la saint jean,observez comme chêne et frênes passent bien entre eux.
vous pouvez améliorer les charpentes des chênes trop étiolés en térarisant avec justesse.(éviter les grosses plaies,faire des coupes de biais pour que la pluie s'écoule)
certains cepages vigoureux de vignes pousseraient bien dans les noyers,je conseil que les variétés résistantes aux maladies.
Je me demandais justement depuis quelques semaines ce qui pouvait pousser sous notre noyer... jusqu'à présent la réponse était uniforme : rien ! Ouvert à toute suggestion (en Bretagne, à ma très modeste connaissance, le calcaire tu peux oublier...)
moilamain a écrit :Salut
La première priorité en permaculture, est de planifier.
La deuxième, de répondre aux besoins humains.
Planter un arbre, oui, mais où ? pour quelle raison ? quel bénéfice ? quel espèce ?
Un arbre vit plusieurs centaines d'années, si on veut qu'il nous soit utile à nous et aux générations d'après, on ne peut pas le mettre n'importe où, ni mettre n'importe quel arbre.
C'est pour ça que la première priorité est de planifier.
C'est ce qui fait toute la différence entre la permaculture et un autre mode de culture, la planification.
Déjà répondu, mais j'en remets une couche hein. Il n'est pas question de faire autrement et d'ailleurs si je suis ici ce n'est pas pour rien : je crois avoir atteint une destination.
Je vais prolonger peu à peu ce fil en détaillant les lieux, projets et accomplissement/échecs, comme çà vous aurez l'occasion de mieux (perce)voir l'évolution et l'accompagner si le plaisir vous en dit.
En parlant d'arbres et de leur utilité sur le long terme...
...il y a ici une vieille ferme (effondrée depuis 2 ans) avec son étable. Les deux bâtiments sont orientés plein sud, au creux des deux pentes qui forment le coteau, à l'abri des vents dominants. Non loin une mare. L'espace du domaine est délimité par quelques essences (citées d'ailleurs dans le contrat de vente comme étant les limites du terrain) : Chêne, if, ...
Devant cette ferme, encore occupée avant la guerre et peu après, on trouve du noisetier et quelques autres arbres utiles. Par ailleurs nous avons la chance d'avoir pas mal de plantes "utilitaires" qui poussent ici, mais ceci n'est probablement pas le fait direct de cette occupante. Encore que... à y repenser, nous nous sommes souvent fait la réflexion à mesure que nous découvrions l'utilité des plantes sauvages et des arbres que celle(s)/ceux qui vécurent ici savait ce qu'ils plantaient, tout selon leur besoin.
Le dernier héritier, artisan, a fait construire la maison dans laquelle nous vivons. Orientée...Ouest, au sommet du coteau, plein vent. Il a donc planté à moins de 10mètres de la maison, côté sud et côté ouest, deux bande arborées, de grands conifères et des peupliers. Nous voici donc bien à l'abri du vent et de la lumière. Fort heureusement, la vue sur notre coteau ..heu ben rien du tout. Depuis le temps tout cela a bien poussé et l'on y voit guère que nos arbres ! Vous l'aurez compris, une génération s'est perdue, égarée dirons-nous, éloignée de ce savoir pourtant si important que celui que portaient leurs anciens.
Bon j'exagère un peu car il n'y a pas eu que du mauvais sens. Ainsi en témoigne un superbe chêne juste à l'ouest entouré de reliquats de pierres, probablement megalithiques. Ce chêne qui plus est a une histoire. Normal me direz-vous, nous sommes en Bretagne et ici, chaque lieu, pour qui s'en souvient, peut témoigner de SON histoire. La sienne est courte car il est jeune : il y a une 20ai d'année de cela, avant que ma compagne ne prenne possession des lieux, il y a eu un vent fort qui a réussi à le coucher, au grand dam des occupants. Ces derniers ont donc eu l'excellente idée de faire appel au voisin, propriétaire d'un tracteur et à force de volonté, et probablement de pas mal d'efforts, ils ont réussi à le remettre sur pieds (sur racines devrais-je peut-être dire). Afin qu'il ne chute pas à nouveau, ils ont aussi tracté une énorme pierre qu'ils ont déposée à ses pieds, afin de le maintenir au sol et debout. Force est de constater qu'il a tenu, droit, debout..un peu penché du côté de la pierre. Et pour faire bonne mesure, et aussi parce que le lieu-dit d'ici se nomme "la croix de pierre", ils y ont bâti un petit autel en pierre, surmonté de la croix des chrétiens, avec une petite niche dans laquelle l'on peut encore voire une humble (et décatie) statuette de Marie.
Comme quoi, rien n'est vraiment blanc, ni noir mais plutôt en nuances de gris : des anciens avec les pieds bien sur une terre qu'ils connaissaient et respectaient et la tête bien sur les épaules ; et une autre génération qui aura cédé à d'autres envies, d'autres exigences aussi, mais qui aura eu ses bons moments quelquefois. Tout un héritage dans lequel nous devons à présent puiser afin de redonner vie à ce lieu en nous efforçant d'en tirer le meilleur et d'éviter d'y apporter le pire.
Bon courage et bonne semaine à tous.
P.S. : Je ne suis d'aucune école et m'en tient en général à bonne distance... tout en y glanant ce que je peux y glaner. Je préfère lire en français (je peux en anglais, mais c'est plus long, plus incertain et çà me fatigue). Je reste humble, j'essaie d'écouter, d'apprendre, d'entendre et je crois que... çà finira quand même en mandalas (enfin par ici on dit plutôt entrelas, mais çà dit à peu près la même chose)

. Curieux de saisir ce que tu entends par "degrés erreurs immuables".
